Courriers pluriels

mars 17, 20125 years ago

L'EMERGENCE DU CAMEROUN Part II

L’émergence du Cameroun par l’esprit citoyen ; une idée pour détruire et une autre pour construire

S’il est vrai que le développement est un état d’esprit, il apparaît davantage évident qu’on ne saurait prétendre à une quelconque émergence sans toutefois envisager un développement certain des valeurs spirituelles positives destinées à servir de fil d’Ariane au vaste processus de jaillissement à l’horizon 2035 qui est le nôtre. Dans ce contexte, le camerounais doit se doter de toutes ses armes physiques tout en se souvenant que le corps à lui seul ne saurait accomplir les tâches. L’accès à la vertu intellectuelle c’est-à-dire le chemin qui affranchit l’homme des différents préjugés, devrait être l’une des priorités fondamentales. Ainsi, nous aurons avec satisfaction des camerounais physiquement et intellectuellement forts prêts à assumer les grands défis du siècle présent. Il va de soi sans avoir besoin de le dire que l’Émergence intellectuelle ou alors spirituelle dont il est question ici, devrait être une affaire de tous et de tout un chacun individuellement. Pour certains critiques, c’est de bon ton, que Son Excellence Monsieur le président de la République Paul Biya, fit de la rigueur et de la moralisation le socle de sa politique ; bien qu’elle ait en quelques points des zones d’ombre d’ailleurs à l’image de toute œuvre humaine. Soit là n’est pas l’objet de notre essai ! Pour ce qui nous concerne, la rigueur doit être de mise car aucune Nation ne peut aspirer au développement sans s’imposer une certaine discipline. Dans ce sens, le respect du temps de travail, du sommet à la base doit être le leitmotiv de chacun. Il est temps que les administrateurs cessent de conjuguer au futur très lointain de la réalité ou encore de jouer aux multiples jeux qu’offrent bonnement les outils de service (le Zuma Deluxe est le plus populaire de ceux-ci). Ce dont le Cameroun a besoin c’est l’action, « il faut secouer l’inertie » disait encore un illustre politicien de la place. On a plus que jamais besoin de citoyens exemplaires qui arrivent au travail à l’heure pour servir et non pour se servir. Il est temps que les responsables sortent de leurs bureaux paradisiaques pour voir chacun selon son domaine de prédilection, ce qu’il y a à faire sur le terrain car s’il faut émerger, c’est bien sur le terrain que le Cameroun émergera. On est plus que jamais à la recherche des camerounais de terrain pour l’action précurseur de toute émergence. Dans cette logique, il semble injuste d’oublier de tirer une révérence aux différents ministres du 9 décembre dernier qui ont refusé le titre de bureaucrate malgré que cette action reste ciblée et propre à certains. Il est clair que l’Émergence en elle-même, tout comme la Rigueur et Moralisation, les Grandes Ambitions ou encore les Grandes Réalisations ne sont que des expressions linguistiques vides dont la quintessence sémantique et pragmatique ne peut s’affranchir de la conscience collective des camerounais. De ce fait, chaque camerounais et citoyen de bonne foi qui partage le désir universel de l’émancipation des peuples noirs devrait considérer ce vaste processus salutaire à tous comme un merveilleux devoir imposé à soi-même et pour soi-même, au nom des futurs natifs de notre belle Nation. La compréhension de l’Émergence en tant que devoir de rigueur ne saurait prétendre à son accomplissement s’il reste exempt de la morale et de l’esprit des lois.

La lutte contre les pratiques sauvages à l’exemple de la corruption dont la forme la plus criminelle est le braquage à outrance de la fortune publique, doit occuper un espace important dans notre processus de développement. C’est de bon ton que le gouvernement œuvre dans ce sens. Elle doit être sans merci et poursuivre deux principaux objectifs. L’un l’autre consubstantiels, consistent à la récupération des fonds distraits et à la condamnation des établis coupables. À la suite de ce volet, le respect entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif ne doit souffrir d’aucune entrave car si la Nation a des lois c’est-à-dire des droits et des devoirs précurseurs de toute liberté, c’est bien parce que ces trois pouvoirs conciliés, œuvrent à cet effet.

En dehors de la reconsidération de l’écrivain telle prônée dans notre dernier article intitulé :L’écrivain camerounais et l’émergence du Cameroun horizon 2035 l’émergence du Cameroun passe en outre par l’acceptation individuelle de celle-ci comme étant un devoir dont les faces principales sont la rigueur et la moralisation.

Parler d’émergence spirituelle sous le beau ciel de 2035 implique la réorientation certaine des comportements. En effet, la façon de penser doit occuper une place importante dans ce vaste chantier ceci à travers la reconsidération des capacités individuelles. Cet étape incombe à la fois la volonté, la confiance et l’audace dans l’action.

Pour certains illuminés, la volonté désigne la base de toute action. Bien entendue il n’est plus question ici de rappeler la signifiance d’une telle notion aussi obsolète. Néanmoins, elle pourrait désigner si voulant, la faculté de choisir ou de ne pas choisir. Vue sur cet angle, la volonté de façon prosélyte, désigne la force interne qui stimule l’action tout en posant une condition de résultat mélioratif. Dans la pratique, le résultat dépend grandement de l’intensité de la force interne qui sous-tend l’action. C’est pourquoi, le citoyen doit être malgré les conditions parfois précaires, être assidu et persévérant au travail. N’est-ce pas en cela que consiste la dialectique dans le travail ? Pour atteindre cet objectif, la volonté devrait faire chemin avec la confiance en soi. Cependant, la confiance en soi ne saurait avoir un effet cosmopolite si elle demeure en essentiellement soi c’est à dire limitée au seul individu ; elle doit en outre se rapporter à autrui. Il s’agit de croire de prime abord qu’on peut accomplir de grandes choses tout comme les autres. Cet état d’esprit permettra d’annihiler les préjugés qui ont depuis fort longtemps, ralenti l’action de nombreux camerounais et par extension de nombreux africains. Il est temps qu’on cesse de croire qu’il existe un paradis terrestre en dehors de nos frontières ou de penser que les meilleurs produits viennent singulièrement de l’occident. Le fait de privilégier les produits locaux fera surgir des cendres une économie adaptée aux consommateurs et par ricochet, une véritable émancipation des infrastructures commerciale et culturelle élevées par les dignes citoyens qui seront alors ravis de jouir d’une telle confiance. C’est en cela que consistera l’audace dans l’action. Aussi longtemps que la volonté sera tenace, et la confiance universellement partagée, l’action sera audacieuse et le développement boosté.

Le Cameroun a de nombreux atouts pour atteindre ses objectifs en 2035. Mais le meilleur de tous, reste les citoyens qui doivent accepter l’émergence comme un devoir tout en faisant preuve de volonté et de confiance universelle, héraut d’une action efficace. Si l’état peut se vanter d’orienter les actions d’une Nation, il reste cependant inaliénable que le peuple reste le seul moteur d’action énergique. Le peuple et l’État sont des entités inhérentes l’une de l’autre. Tandis que l’État donne des thèmes, la nation les dissèque. Dans notre cas, l’émergence a trouvée son chemin par le politique et c’est à chacun, de lui donner une destination finale d’ici  « janvier » 2035.

Articles publiés et page

Franck joseph Essomba Journaliste/ Écrivain

mars 17, 20125 years ago

Les coupables, les victimes et les témoins

Les coupables, les victimes et les témoins

par Franck Joseph ESSOMBA

Roman riche en message et en effet de style, les coupables, les victimes et les témoins, met au milieu de la scène, une famille africaine composée de 03 membres vivant dans un village composé de cinq cases. À travers un style libre et accessible à tous, ce chef d’œuvre conduit le lecteur dans les méandres des relations familiales parfois complexes, qui plongent les membres les plus vulnérables dans un état alarmant. En effet, adepte de la pêche autour d’un verre de vin de palme, le père de famille inflige un châtiment sans pareil à sa femme qui passe alors de longue nuit seule sous le froid. Malgré cela, elle est restée un modèle de femme comme l’africaine d’autrefois dont la vertu était bien connu de tous. Aujourd’hui, qu’est-elle devenue cette femme qui ne prenait aucune décision sans l’aval de son mari ? Et où est passé ce chef de famille pourtant d’essence polygame mais, qui assurait de façon effective la sécurité de sa famille ? Et ce fils soumis à ses parents qui ne connaissait pas il y a quelques temps ce que certains appellent aujourd’hui, contrôle parental ? Quel est le sort du fils qui désobéit à son père sous le fallacieux prétexte d’un bonheur aveugle ? Et que dire de la nouvelle conception de l’amour qui s’est aujourd’hui, doté d’un sens matériel ? À côté de ces questions tirer sur une liste infinie, ce roman parle par ailleurs du métissage culturel, de l’homosexualité, de la prostitution, de l’irresponsabilité paternelle, de la science, de la religion, de la délinquance juvénile, de l’acculturation, de la mort comme conséquence de la désobéissance… les coupables, les victimes et les témoins ; pourriez-vous juger les personnages et savoir avec précision à qui renvoient chacune des composantes de ce titre ?

 

Un extrait du livre:

«… Au minuit de Djérou, à l’heure où les festivités avaient atteint l’apogée, dans un silence de mort, accompagné d’un froid hivernal, à l’instant où sonnaient les cloches de la nuit, les oiseaux maudits à leur tour, sortaient pour embellir le ciel de la nuit avec les fantômes qui, prenant progressivement possession des recoins du village, laissaient derrière eux les esprits de la nuit, se balader librement hors de leur sépulcre. Pendant ce spectacle d’enfer, la plus belle poésie d’Ehelélé germait comme un tout petit enfant. C’était là, la rose qui maintenait l’éclat de Djérou dans toute sa splendeur. Jadida sur sa fenêtre assit, s’écrasait en un spectateur invisible. Il voyait les fenêtres s’ouvrir et refermer les deux extrémités de son cœur jaloux. Il entendait les pas sans voir qui les faisait. Les cases s’étaient déjà toutes ouvertes sauf celle de Rachida. Peut-être était-elle déjà partie ? Cet Ehe[1] l’avait-il rejoint sur place ? Quelque soit la réponse à cette inquiétude, qu’aurait-il bien pu faire ? À ces interrogations, Jadida ne se sentait pas de joie. Il s’imaginait les scènes les plus sombres que la nuit qui pesaient sur sa tête. Lui aussi, était en colère contre cette nuit de mauvais augure. Et pour la première fois de sa vie, il souhaitait que le jour suivant arrive. C’était le septième de la semaine… »

 

[1] Ehe : homme célibataire qui participe à l’Ehelélé

janvier 27, 20125 years ago

l'écrivain camerounais et l'émergence du Cameroun horizon 2035

L’écrivain camerounais et l’horizon 2035

En jetant un regard profond sur l’évolution actuelle du monde, le constat le plus plausible est ce désir perpétuel des hommes et des peuples à établir des unions. C’est ainsi qu’aucun jour ne peut passer sans qu’on ait vécu avec beaucoup d’intérêt une nouvelle convention. Dans ce contexte de mondialisation où la notion d’association sur le plan sémantique, gagne davantage le sème d’une fraternité solide ayant pour objectif primordial d’imposer sa volonté sur les entités subjectives de la société restées alors solitaire. En tant que catalyseur des grands changements de la société, les écrivains de plus en plus comptent suivre ou mieux se constituer parmi les pionniers de cette nouvelle floraison des peuples. Les écrivains du monde entier et de la culture universelle au nom de la justice et de l’égalité dans le strict respect des droits fondamentaux de l’humanité doivent s’unir pour parler d’une seule voix des problèmes qui concernent l’Homme (africain). Cette initiative est de nos jours portée par des mouvements universels à l’instar de ce salon international de l’écrivain qui unit depuis plusieurs années des artistes enfin de mieux canaliser les actions.
Le rôle de l’écrivain de nos jours surtout à la lumière de cette société à califourchon entre le pouvoir et l’immoralité, n’est plus à ébranler par le doute vulgaire. Cependant les difficultés que celui-ci rencontre au quotidien se dressent devant lui avec véhémence. En effet, l’écrivain camerounais doit être revalorisé dans sa personne en accédant à un statut de roi, de sauveur voire de créateur. Car, tandis que le président s’occupe à gouverner la Nation, l’écrivain lui, s’attèle à la recréer à travers sa plume et son papyrus qui se dressent devant lui comme unique outils de travail. L’écrivain est précurseur de tout développement. Tout comme le journaliste, il ne laisse rien de péjoratif qui puisse nuire au bon fonctionnement de la Nation. A la suite de cette vision des choses, certains critiques populaires estiment que contrairement aux politiciens, si les écrivains gouvernaient le monde, plusieurs romans seront alors délivrés de leur souffrance. A priori cette assertion relève de l’utopie. Or, il serait interdit de refuser de reconnaître en elle une lapalissade selon laquelle les hommes de pouvoir et les écrivains doivent se tenir par la main car, les deux veulent le bien du peuple.
Jean-Paul Sartre dans son essai intitulé Qu’est ce que la littérature ? Paru aux éditions Gallimard en 1948, disait encore au sujet de l’écriture que l’opération d’écrire implique celle de lecture(…). C’est l’effort conjugué de l’auteur et du lecteur qui fera surgir cet objet concret et imaginaire qu’est l’ouvrage de l’esprit. Il n’y a d’art que pour et par autrui. Que dire d’autre à la suite de cette opinion au regard de la place accordée à l’œuvre d’art dans notre société camerounaise ? Les écrivains de nos jours, plus que dans tous les temps de la littérature sont inspirés ; des livres par jours, on en compte des centaines. Mais les lecteurs ont déserté les bibliothèques. Or l’écrivain ne saurait écrire pour meubler le vide de son armoire non plus pour s’enquérir de nouveau et sans relâche de sa propre matière grise. Seul le lecteur donne davantage de l’éclat à une œuvre artistique. A ce niveau donc, le lectorat doit participer en acceptant d’être sauvé par le sauveur et le créateur de la cité par les lettres.
Si certains sont libres de penser que l’écrivain camerounais est un lascar qui se résume à des conditions de vie précaires sous la botte des revenus lilliputiens de son art. D’autres par contre, estiment que cela ne devraient pas être un frein pour la réalisation de sa lourde tâche. Et si l’écrivain camerounais était le messie du Cameroun 2035 ? Du programme de la rigueur et moralisation aux grandes réalisations en passant par les grandes ambitions, a-t-il son mot à dire ?
Tout compte fait, je pense que le développement du Cameroun passe d’une façon ou d’une autre par une meilleure connaissance du milieu. Il est aussi vrai que dans ce sens de nombreux agents s’y mettent quotidiennement et sans relâche. Est-ce pour autant que les 250 pages traitant d’un problème donné de la société ne pourront pas avoir une fin utile ? Les écrivains tout comme les lecteurs doivent s’unir autour des leaders. Chacun dans son domaine et tous pour la cause du développement. Le politicien pour orienter les affaires au profit de tous, l’écrivain pour décrire et décrier les réalités de la société et le lectorat pour modéliser les cités. Et si l’émergence du Cameroun dépendait de celle d’une littérature camerounaise écoutée et revalorisée ?

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mai 11, 20116 years ago

CHERCHE COPRODUCTEURS

MON FILM CHERCHE COPRODUCTEURS

Au cours de l’atelier de cinéma intitulé LAW BUDJET FILMS MADE BY WOMEN à l’institut goueth du 28/02 au 18/03/11 , une compétition a été engagée entre les scénarii de 15 femmes camerounaises. Le but était de sélectionner les trois meilleurs de nos travaux, afin d’en faires des teasers et, au bout du compte rechercher les financements pour leurs productions.

Le treatment de mon projet intitulé SONA BAKA a recueilli les suffrages de mes collègues, placé en deuxième position, après le projet de NNA JOYCE, et avant celui de ELISE KAMENI.

Les journalistes de plusieurs organes de presse locale dont CAMEROUN TRIBUNE, ainsi que de nombreuses personnalités, ont assisté à la projection de nos trois teasers à la fin de l’atelier, et en ont rendu compte les jours d’après.

signalons que cet atelier était organisé par les jeunes promoteurs du FESTIVAL MISMEBINGA, EN COLLABORATION avec le goet institut KAMEROON.